Frédérik Steenbrink & Isabelle Georges
Isabelle Georges
Isabelle a grandi au son des vocalises de sa maman, soprano dramatique, des gammes de sa grand-mère, pianiste de théâtre et des contes fantastiques que lui racontait son père. Elle a gardé de cette époque une passion pour le chant, la musique et Barjavel. Très tôt elle apprend la danse, le piano et crée des spectacles: Black and White et Transcendanse.

A 13 ans, elle découvre le jazz grâce à son père et commence les claquettes, discipline dans laquelle elle deviendra championne d’Europe en 1992. A 15 ans, elle se produit pour la première fois devant un vrai public au Cabaret des Champs-Elysées dans un numéro de Chorus Line. "Papa, la scène c’est ma vie!", "Passe ton bac d’abord." Isabelle intègre le lycée Racine qui dispense en alternance un enseignement scolaire et artistique. Elle part avec la Cie Victor Cuno, en tournée en Allemagne pour jouer sa première comédie musicale, From Harlem to Broadway. Bachelière, elle écrit, met en scène et joue son spectacle Givrons au goût de nos rêves au théâtre Maurice Ravel.

Dans la foulée, Jérôme Savary l’engage à Chaillot pour Marilyn de Montreuil. Elle enchaîne les spectacles : Chère Daisy avec Hubert Degeix, Happy Feet, Phi Phi et La crise est finie. A 22 ans, elle décroche son premier rôle dans une grande production, Barnum. Elle fait alors ses premiers pas devant la caméra, dans Sa vie à elle et Arthur et Théa.

Michel Legrand et Didier Van Cauwelaert lui proposent d’être la jeune première dans Le Passe Muraille aux Bouffes Parisiens, aux cotés de Francis Perrin. Le spectacle est récompensé par trois Molières, après être resté plus d’un an à l’affiche.

Entre temps, elle participe à plusieurs dessins animés (Chelm, Mumphie et Fern Guly) avant d’être choisie par Dreamworks et d’interpréter un des principaux titres du Prince d’Egypte. De 1999 à 2001, elle enchaine les premiers rôles: On la retrouve au Théâtre Mogador, dans une version modernisée de L’Auberge du cheval Blanc, en Angleterre dans une comédie musicale de Cole Porter, Nymph Errant, à la porte Saint Martin dans Chantons sous la pluie, à Chaillot dans La Perichole, à LORW en Belgique, dans Titanic. C’est là qu’elle rencontre Maury Yeston et Frédérik Steenbrink. Avec ce dernier, elle crée et joue Une Etoile et Moi, hommage à Judy Garland à L’espace Kiron.

En 2002, elle partage l’affiche avec Patrick Dupond dans L’Air de Paris. Pendant la saison 2003/2004, elle est la vedette de Et si on Chantait à l’Espace Cardin puis au Daunou. En 2004 elle tourne dans L’un dans l’Autre, réalisé par Audrey Schebat, participe au disque Un violon sur les toits de Paris, met en scène la pièce Putes ou soumises ??? et crée Décembre au théâtre du Renard, d’après l’œuvre de Maury Yeston.

2005 marque un nouveau tournant avec l’enregistrement de deux albums l’un en France, Something to live for en compagnie du célèbre pianiste de jazz René Urtreger et l’autre aux Etats Unis, December Songs, d’après l’œuvre de Maury Yeston.

L’année 2006 démarre avec une série de représentations de Judy and Me en Angleterre, la sortie des deux albums avec, à la clé, le premier concert d’Isabelle à New York. Isabelle présente Décembre au festival d’Avignon et chante avec Sirba Octet au théâtre de l’atelier.

En 2007, elle rencontre Gerald Garutti et joue dans Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens (20ième théâtre) aux côtés de Jean-Claude Dreyfus. Elle interprète Une étoile et moi au prestigieux festival d’Adélaïde en Australie et présente son nouveau spectacle La French Touch au festival d’Édimbourg en Écosse. Isabelle participe au festival d’Ile de France avec la nouvelle création de Sirba Octet, Du Shtetl à New York.

Extra information: Website Isabelle


Frédérik Steenbrink
"La vie c'est ce qui t'arrive pendant que tu es en train de faire d'autres projets", disait John Lennon, et nous sommes d'accord.

Quand j'étais au conservatoire d'art dramatique d'Amsterdam : un humoriste criait dans son spectacle à qui voulait l'entendre : "un aller-simple Paris est vite acheté". Il pensait certainement à l'image romantique de la ville et le désir qu'on connaît tous de laisser les choses aux choses. De partir loin, très loin. A la recherche d'aventures et d'amour.

J'ai pris ce type un peu trop au sérieux. J'ai laissé les choses aux choses et quelques jours plus tard je descendais sur le quai de la Gare du Nord.

J'ai cherché le bonheur caché, l'entrée du métro et, un appartement avec parquet, moulûres et cheminées, pour faire des crêpes et des pâtes.

Steenbrink, qu'est-ce que c'est que ce nom imprononçable pour un français moyen ? Vous l'avez compris, c'est un nom Hollandais. Voilà, quand je suis à Paris j'ai envie de rentrer en Hollande, quand je suis en Hollande j'ai envie de rentrer à Paris. Je suis ce qu'on pourrait appeller un schyzofrène légitime et je m'en sors tout juste en m'appellant "Européen". Je n'ai rien trouvé de plus insignifiant. J'ai envisagé m'installer de à Lille. Mais est-ce que vous avez déjà été à Lille ? Bon alors.

Aujourd'hui je chante dans le métro, comme quelqu'un qui a peur dans le noir. Un jour un homme m'interpelle et dit : "Monsieur, vous enchantez la République". Ce qu'il ignorait c'est que j'enchantais un royaume.

Extra information: Website de Frédérik